3000 ans d’Histoire du peuple juif dans le désert

Selon l’histoire de Pessah, après avoir échappé à l’esclavage en Égypte, le peuple juif a erré dans le désert pendant 40 ans dans le désert avant d’atteindre la Terre Promise. Aujourd’hui, le désert du Néguev représente plus de la moitié du territoire Israélien. Il accueille de nombreuses bases de Tsahal, et de nombreuses manoeuvres se tiennent chaque année dans cette région unique. MARCHES DE L'EXTRÊME

07.04.15
L’équipe éditoriale de Tsahal

Les soldats de Tsahal suivent un long et intense entraînement afin de se préparer à affronter n’importe quel scénario qu’ils pourraient rencontrer sur le champ de bataille. C’est ainsi que les combattants doivent marcher un long “masa” - un voyage en hébreu - qui marque la fin de leur entraînement et le début de leur service opérationnel en tant que combattants de Tsahal. Ces marches militaires ont souvent lieu dans la fournaise du désert du Néguev.

Les conditions climatiques extrêmes aident les soldats à s’endurcir mentalement et physiquement. Les conditions arides du désert épuisent rapidement les soldats, et ils doivent donc trouver au fond d’eux la force de compléter ces longues marches.

LES LIMIERS DE TSAHAL : LE BATAILLON DE RECONNAISSANCE DU DÉSERT.

Le Bataillon de Reconnaissance du Désert est une unité unique au sein de Tsahal, car composée uniquement de soldats bédouins. Ces combattants utilisent leurs dons de traqueurs pour arrêter les terroristes et prévenir les infiltrations sur le sol israélien. Le style de vie bédouin, et la connaissance du terrain qu’il implique, donne aux soldats des dons de pisteurs remarquables, ce qui leur permet de remarquer le moindre petit changement sur le sol du désert.

Les années passées à vivre dans ces immensités désertiques ont enseigné aux soldats du Bataillon de Reconnaissance du Désert à devenir des détectives. Ils peuvent grâce à une seule empreinte dans le sable, savoir si il s’agit là d’une personne représentant une menace pour la sécurité ou non, si elle est chargée, ainsi que l’endroit vers lequel elle se dirige.

SURVIVRE DANS LE DÉSERT

S’entraîner dans le désert n’est pas une chose facile. Il y fait très chaud la journée, et glacial la nuit. De plus, il est impossible de trouver de l’eau ou de la nourriture à des dizaines de kilomètres à la ronde. Tsahal a donc mis au point des outils pour permettre à ses troupes de survivre longtemps dans cet environnement hostile.

Les soldats postés dans le désert reçoivent des rations spécialement conçues pour résister aux conditions extrêmes du lieu. La nourriture est contenue dans un emballage flexible, parfait pour une utilisation sur le terrain. Les rations n’ont pas besoin d’être réfrigérées pendant deux ans, et les soldats peuvent notamment consommer des pommes de terre et du goulash, du riz, des cuisses de poulet et des boulettes à la sauce tomate. Afin de déguster ce repas, tout ce que les soldats ont besoin de faire est d’ajouter de l’eau aux aliments, fermer l’emballage, et en quelques minutes grâce à une réaction chimique, les rations sont réchauffées et prêtes à être mangées !

L’eau est le principal souci pour les soldats dans le Néguev. Il existe au sein de Tsahal une unité entière dédiée à fournir de l’eau aux troupes se trouvant dans des environnements extrêmes et sur le champ de bataille. Celle-ci est composée uniquement de réservistes diplômés dans le domaine de l’ingénierie de l’eau, et dispose des meilleures technologies afin de produire de l’eau fraîche. Par exemple, l’unité possède un système spécial qui utilise la technique dite de l’osmose inverse afin de purifier l’eau des cours d’eau et des mares.

Recouvrant presque 60% du territoire israélien, le désert fait parti du paysage national. Tsahal opère massivement dans le Néguev, et nos soldats doivent donc être préparés à affronter les conditions extrêmes qui y règnent. Le lien qui unit le peuple juif aux étendues arides du désert ne s’est jamais interrompu, et Tsahal perpétue cette tradition avec les activités militaires menées dans le Néguev de nos jours.