Les actions sociales de Tsahal : aider les citoyens d'Israël dans le besoin
Les soldats défendent et soutiennent les habitants d’Israël dans la vie de tous les jours via une infinité d’heures de volontariat dans toutes les sections de la société. Voilà trois organisations sociales parmi tant d’autres qui reçoivent le soutien des soldats de Tsahal : Gesher El Hanoar qui aide les jeunes en difficultés, la Fondation au profit des victimes de la Shoah en Israël et le centre pour la jeunesse Gan VeNof de l’Organisation Mondiale Sioniste des Femmes. TSAHAL À L’AIDE DE LA FUTURE GÉNÉRATION - GESHER EL HANOAR
Un “Pont vers la jeunesse” (“Gesher El Hanoar”) est une organisation qui vient en aide aux jeunes en difficultés. Ces jeunes n’ont pas la chance de recevoir le soutien de leurs parents qui ne peuvent pas le fournir dû à différentes raisons socio-économiques. “Notre ambition est de briser les cercles qui mènent à ces situations, d’insérer ces jeunes dans la société en leur fournissant tous les outils dont ils ont besoin”, raconte Tomer, directeur de l’organisation.
‘Gesher El Hanoar’ s’occupe aujourd’hui de 43 jeunes et les soldats de Tsahal font partie intégrante des programmes de cette organisation. En effet, des soldats des unités adoptives (ayant adopté des jeunes de l’association) viennent chaque semaine offrir un soutien scolaire aux jeunes.
“Les jeunes apprécient beaucoup quand des soldats viennent faire du volontariat ici”, explique Tomer. “Les soldats font bien plus que des cours, ils font des activités en extérieur et invitent les jeunes à participer aux cérémonies des unités adoptives comme celle de Yom Hazikaron. Il s’agit aussi de beaucoup de discussions personnelles entre deux jeunes et de donner un exemple pour réaliser un service exemplaire au sein de Tsahal”. Il y a quelques mois, l’association a fait appel à des bénévoles car elle manquait cruellement de tuteurs de mathématiques. La réponse des unités de Tsahal ne s’est pas fait attendre. “Des officiers et des hauts-gradés sont arrivés ici. J’ai même vu un colonel s’asseoir avec un de nos jeunes. Nous savons très bien que des personnes de ce grade sont très occupées et qu’ils prennent le temps de venir ici, c’est incroyable.”
Les aider et les préparer à Tsahal leur donne une opportunité unique de changer le cours de leurs vies. “Il n’y a aucun doute que Tsahal est une expérience positive et surtout pour eux. L’armée peut être un tremplin pour leurs carrières professionnelles. Être officier ou issu d’une unité d’élite est forcément un atout pour la suite dans la société israélienne.”
Au centre, les jeunes forment une vraie petite communauté. Deux soldates, instructrices de sniper de l’unité d’élite Lotar, sont venues aider les jeunes pour leurs cours de littérature et d’éducation civique. “Toutes les soldates se battent pour pouvoir venir ici, c’est un vrai honneur de pouvoir aider ces jeunes”, raconte Youval. Bien qu’elles ne soient pas éducatrices, elles utilisent ce qu’elles ont appris à l’armée.
Les soldates insistent pour préserver ce programme et envoient semaine après semaine deux représentantes de leur unités malgré leurs emplois du temps extrêmement chargé. “Il n’y a pas de raison qu’on ne le fasse pas. Si tu veux vraiment quelque chose, tu trouves le temps. Ce volontariat nous apporte aussi quelque chose de positif. Tout d'abord, ça nous sort de notre bulle et nous met face à une réalité que certains ne connaissent pas. C’est un vrai challenge”.
TSAHAL EN SOUTIEN AUX AINÉS - FONDATION AU PROFIT DES VICTIMES DE LA SHOAH
Il existe aujourd’hui en Israël près de 200 000 survivants de la Shoah dont l’âge moyen est de 82 ans. C’est à eux que la fondation au profit des victimes de la Shoah en Israël vient en aide. De l’aide économique à l’aide juridique en passant par des réparations des appartements, cette fondation offre une aide dans tous les domaines de la vie. Cela peut surprendre, mais le nombre de personnes reconnues comme rescapées de la Shoah est en augmentation car certaines populations reçoivent ce statut seulement aujourd’hui.
Guy Oren est depuis deux ans responsable de tous les volontaires de la fondation. Son équipe et lui se chargent de trouver des volontaires qui ‘adoptent’ un rescapé de la Shoah qui devient en quelque sorte un nouveau grand-parent. “Le but principal de ce volontariat est de casser la solitude que ces rescapés vivent au jour le jour. Même si les familles sont présentes, beaucoup des rescapés ont ce sentiment d’être seul”, raconte Guy. En effet, les volontaires amènent un souffle nouveau dans la vie des rescapés et les aident souvent dans les petits problèmes du quotidien. Au cours de l’année 2012, près de 1200 volontaires ont adopté des rescapés. “Nous avons aussi de nombreux soldats parmi nos volontaires, que ce soit en groupe ou des initiatives personnelles d’officiers. Pour certains rescapés, voir des volontaires en uniforme représente aussi une fierté mais au bout du compte ce qui est important, c’est la personne, la présence de quelqu’un sur lequel ils peuvent compter.”
Les rescapés de la Shoah peuvent effectivement compter sur le soutien de Tsahal et des soldats de l’unité de la Coordination des Activités Gouvernementales dans les Territoires (CAGT). L’école de cette unité a adopté depuis un peu plus d’un an deux rescapés de la Shoah. “Chaque semaine, nous envoyons des soldats voir Arieh et Sarah. Au delà de la visite, ils les aident au niveau des taches ménagères, appellent certains bureaux ou simplement font les courses”, raconte le colonel Sharon Biton, chef de l’école. Ils occupent une place d’honneur au sein de l’école et sont invités à participer à chaque cérémonie. Cette initiative a vu le jour après qu’un soldat druze de l’unité ait participé à une délégation en Pologne de Tsahal. Le voyage l’a tellement marqué qu’il a décidé qu’il fallait faire quelque chose pour aider les survivants de la Shoah.
“J’ai évidemment accepté cette initiative. Je pense que c’est aussi notre devoir en tant que citoyen avant tout et je vous assure que mes soldats reçoivent autant que ce qu’ils donnent, si non plus”. Certains des soldats continuent d’ailleurs de visiter Arieh et Sarah bien qu’ils aient déjà fini leur service militaire. “Une des valeurs fondamentales de notre unité c’est justement l’éducation et ces programmes de volontariat sont là pour renforcer cette valeur. Aider et surtout éduquer les soldats à être à l’écoute des autres, de les aider et de devenir de meilleurs citoyens.” Et ce n’est pas le seul programme de volontariat où l’école du CAGT participe. Hava, l’officier d’éducation de l’unité, ne s’arrête pas là et compte rajouter à la liste un centre d’aide pour le troisième âge à Rishon Letsion.
TSAHAL POUR LE SOUTIEN SCOLAIRE - WIZO
Le Centre pour la Jeunesse Gan VeNof de l’organisation WIZO a été créé il y a plus de 90 ans par des pionniers de Russie. Destiné au départ seulement aux filles, le centre accueille des enfants orphelins rescapés de la Shoah après la Seconde Guerre mondiale. Peu après la naissance du pays, le centre devient une école agricole, une des premières du pays.
Aujourd’hui, le centre Gan VeNof compte 400 étudiants de tout le pays où ils ont la possibilité de passer le baccalauréat spécialisé dans le domaine agricole. L’école offre à chacun la possibilité de dormir sur le campus, de profiter des infrastructures sportives et technologiques. Tout ça, sur un espace de 63 000 mètres carrés.
C’est dans ce cadre que des soldats combattants de la Brigade de Nahal viennent se porter volontaires quatre fois par semaine et apporter un soutien scolaire aux jeunes écoliers. En effet, un des bataillons de la Brigade de Nahal offre un programme spécial aux soldats qui comprend un an de préparation à l’armée et inclut une période de volontariat lors du service militaire. Cet expérience apporte un vrai plus pour les soldats qui voient dans ce programme une opportunité de servir le pays tout comme ils le font à Tsahal, juste sur un autre front.